jeudi 13 novembre 2008

Anniversaire d'Alice (8 Novembre)

Après une semaine bien chargée vous auriez pu penser qu'on se serait dorer la pillule sur les plages de Varkala. Et bien non ! Nous n'avons pas choisi le repos, il faut dire que le calendrier ne nous a pas beaucoup aidé: Alice fêtait ses 21 ans (oui oui vous pouvez le dire comparé à 19 ans ça fait très vieux).
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Pour célébrer cet anniversaire avec nos amis indiens nous avons du élaborer un emploi du temps compliqué: une tea party l'après-midi pour les filles victimes du couvre feu de 18h30 à la Cité U, un apéro dîner avec les garçons contraint par le dernier bus de 21h30, et une pyjama party avec les rescapées (ou plutôt les évadées) de la Cité U...
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Nous avons donc commencé la décoration en milieu d'après-midi avec Adu, une pro du gonflage de ballons.
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A 18h, nous n'avions pas fini de cuisiner que tout ce petit monde a débarqué. Nous avons donc commencé par l'apéro. De gauche à droite: la birthday girl, Santosh, Abdul, Rashmila, Tharun, Leneesh, Sijin, le bras de Reikha, Renju et un magnifique ongle rouge...
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Aux sons des derniers tubes de Bollywood nous avons eu droit à quelques chorégraphies. Ci-dessus Rashmila et Tharun en pleine démonstration.

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Puis vînt le moment tant attendu du repas. Nous avons tenté "d'indianiser" notre gastronomie. Au menu: salade de pâtes à l'indienne et riz au cumin. Il faut l'avouer nous n'avons pas eu un franc succès. Mais après intervention de Seema et Bini pour rajouter encore plus de piquant dans tout cela, nous avons le bonheur de vous annoncer que personne n'est mort de faim.
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La preuve, les pâtes ont mis notre petite Rashmila dans une forme olympiesque.

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Comme un anniversaire sans gâteau d'anniversaire n'est pas vraiment un anniversaire, nous nous avons cédé à la tradition du Plum Cake, au goût pourtant très douteux. En même temps c'est le seul qu'on trouve ici et puis il fallait bien souffler les bougies.
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Alice s'est ensuite pliée aux coutumes indiennes: se faire nourrir un à un par les invités et distribuer des petites miettes de gâteau à chacun.

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Coutume universelle cette fois-ci, l'ouverture des cadeaux. Un grand moment quand on connaît le goût des indiens pour les bibelots en bois vernis, avec des colombes, des fleurs, des animaux ou des poils...on vous laisse imaginer.

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Un exemple: la citrouille boite à biscuit, choisie avec amour par Manu et que Rashmila a aimé au premier coup d'oeil.

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Samedi 8 au matin, les animaux en tous genre peuplant notre jardin avaient les yeux écarquillés en faisant le tour du propriétaire. 21 cadeaux s'étaient cachés dans 21 endroits stratégiques à trouver grâce à 21 indices, le tout pour les 21 ans d'Alice. Ci-dessus Alice retournant cette phrase dans tous les sens "Empruntes le tapis d'Aladin et l'indice sera tiens" avant de mettre la main sur le cadeau suivant.

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Voilà le résultat à la fin de la chasse aux trésors, avec, après déballage, des cadeaux moins bibelots. Autour de la table: Reikha, Alice, Bini, Seema, Rashmila et Claire derrière l'appareil.

P.S: petit message perso pour l'auteure du jeu de piste: MERCI !!

dimanche 9 novembre 2008

"Cultural evening" à la fac, le 06 novembre 2008

Les lecteurs les plus assidus de ce blog le savent déjà : notre vie à la Mahatma Gandhi University est rythmée par les programmes culturels. Chaque département organise tour à tour des après-midi festives pour diverses occasions (séminaire internationale, meetings politiques, inaugurations diverses et variées...). Jeudi dernier, c'était à la School of International Relations and Politics (notre département) de faire le show. Le "cultural program" était organisé pour finir en beauté le séjour de 10 étudiants américains de passage pour un mois dans l'école.
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Petite photo introductive : les danseurs de danse classique indienne.

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Pour l'occasion, les tenues traditionnelles étaient de sortie. Nous avons donc eu le droit à un baptême en saree. Prévenues deux jours à l'avance du sors que nos camarades nous avaient réservé, nous avons dégoté en deux temps trois mouvements l'attirail de la parfaite indienne : le saree (un joli tissu de 8 mètres de long), une jupe de la même couleur pour mettre dessous et un top assorti à faire faire chez le tailleur. Munies de tout cela nous avons rejoint Sinju miss notre adorable prof de Human Rights (qui fera d'ici peu l'objet d'un article sur ce blog) et quelques unes de nos camarades de classe qui se sont affairées autour de nous pendant une bonne heure.
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Voici le résultat final de notre transformation : un saree drappé avec amour, des fleurs de jasmin dans les cheveux, et un bindi sur le front !

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Une fois vêtues de nos plus beaux apparats, nous avons pu faire notre apparition sur les devants de la scène. Tous les étudiants du département dévoilaient un à un leurs talents : chants, danses, musiques. Nous avons donc mis la main à la pâte pour assurer une partie du spectacle. Au programme, une apparition éclair à la fin de la danse traditionnelle de bienvenue, Frère Jacques en canon avec une dizaine d'indiens qui avaient travaillé leurs prononciation jusque tard dans la nuit et une chanson de Téléphone à capella devant un amphi bondé.

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Rashmila, la népalaise du campus en bonne ambassadrice de son pays a chanté en tenue traditionnelle avant d'enflammer l'amphi avec une danse made in Népal.

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Les américains ont aussi apporté leur touche au programme : une iniation au base ball et quelques chansons de leur composition.

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L'après-midi s'est terminée en beauté avec le fameux "Gana Mela" : les étudiants de l'école se sont relayés au micro pour interpréter les tubes bollywoodiens en vogue. Ci dessus, Santosh et Adu en duo.

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Petite touche de couleur pour finir cet article sur cette après-midi bien sympathique : une jeune danseuse traditionnelle qui avait fait le déplacement pour donner une belle démonstration en compagnie de son partenaire, étudiant en théâtre sur le campus.

Bangalore (31 Octobre au 3 Novembre)

Dépaysement dans le dépaysement, à une nuit de train de Kottayam nous avons retrouvé un Bangalore un petit goût d'Occident. Au coeur de l'Inde du Sud et dans un Etat pourtant peu développé, c'est à Bangalore que les startup et les jeunes loups de l'informatique ont élu domicile. Résultat des courses, la villes est à mi chemin entre les Etats Unis et l'Inde.

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Dans certaines rues la jeunesse dorée se presse dans les boutiques de marques occidentales et n'hésite pas à débourser des sommes énormes par rapport au niveau de vie moyen pour arborer le dernier jean slim à la mode. Ici les groupes d'ados ne parlent qu'en anglais, les couples de teenagers se tiennent par la main et certaines filles sortent même les mini-jupes.
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Les rues principales sont pleines de centres commerciaux et de grands magasins de prêt-à-porter. Nous en avons donc profité pour regoûter aux joies des rayons où l'on peut fouiller à sa guise dans les tas de vêtements. Pour la petite info, dans la plupart des magasins indiens, tous les vêtements sont sous plastique et il faut passer par une vendeuse (voire 4-5-6 ou 7) qui déballe les stocks avec le sourire. Pas toujours facile donc de tout faire déplier, surtout pour repartir les mains vides si la vendeuse ne vous a sorti que des choses toutes plus horribles les unes que les autres !
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Après une après-midi éreintante et avant un ciné en hindi, l'étape obligatoire pour une parfaite journée en ville : le repas au fast food... Nous avons donc fait une entorse à notre régime "riz-curry" pour se glisser dans la peau des indiens citadins.

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Evidemment, Bangalore reste une ville indienne. A quelques rues des shopping centers, nous avons traversé des quartiers beaucoup plus défavorisés avec des femmes voilées de la tête aux pieds, des vendeurs de jasmin, des femmes en saree et toutes les petites boutiques qui font le charme de l'Inde. Nous en avons aussi profité pour explorer la partie plus "indienne" de la ville avec ci dessus, le Bull temple, en hommage au taureau comme son nom l'indique si bien.

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Même si la ville est très urbanisée, elle recèle aussi de quelques espaces verts où les "bobos" du coin viennent faire leur footing et où les familles se pressent le dimanche après -midi. Ci dessus, le Lal Bagh. .

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Nous en avons profité pour renouer avec la verdure après une journée un peu hors-du-commun pour deux exilées dans la brousse de Kottayam (c'est qu'on l'aime quand même bien notre vie champêtre !). Au coeur de la nature nous avons donc rendu un petit hommage à Mr Yoga.

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Grosse différence aussi avec les autres endroits que nous avons déjà visité : à Bangalore on connait le sens du mot developpement durable (ou du moins en théorie puisque les poubelles de tri selectif étaient toutes vides !).

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Pour finir une petite photo nocturne des locaux du gouvernement du Karnataka illuminés tous les dimanches soirs pour la plus grande joie des passants.

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samedi 8 novembre 2008

Jour de fête à la fac: Odyssée 2008 (30 Octobre)

En ce 30 Octobre 2008, les banderoles étaient de sortie à la M.G University: les étudiants de 3 départements, dont nos dear friends de communication, inauguraient leur Students' Union (communiste evidemment).
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Les dhotis traditionnels (pagnes blancs) étaient portés fièrement et nous avons été conviées à une matinée complète de discours version: "My dear friends, my dear collegues...congratulations". N'étant pas encore tout à fait bilingues en malayalam (seuls les remerciements étaient en anglais), ce qui nous intéressait c'était surtout le programme culturel de l'après-midi.
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Ci-dessus, Sujit et Manu, respectivement trésorier et secrétaire de la Students' Union, arborant fièrement leur badge Odyssée. Pourquoi Odyssée ? "parce que c'est le début d'un long voyage".
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Petite explication sur notre goût pour les programmes culturels à la fac. Il s'agit tout simplement d'une après-midi chômée avec chai et petits gateaux, suivis de danses endiablées au sons des derniers tubes bollywoodiens. Il faut savoir que majoritairement seuls les garçons dansent: ils dénichent leurs pas dans les derniers clips à la mode et c'est franchement très drôle.
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Kozhikode (25-26 Octobre)

Résumer de notre weekend en 2 mots: bus et pluie. On aura quand même fait 7h de bus aller et 7h de bus retour pour goûter aux eaux de la mousson nord-keralaise.
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Nos classmates épisode n°1

Contrairement à ce que notre blog peut laisser entendre, nous ne faisons pas que voyager, nous allons aussi en cours ! Voici donc une petite présentation de certains de nos classmates parce que c'est quand même avec eux que nous passons le plus clair de notre temps et qu'on les aime beaucoup.
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Pour commencer une brochette de filles (de gauche à droite): Rino, fraîchement débarquée mais dont le sourire a déjà fait chavirer des coeurs; Bini, notre perle du Kerala; Rashmila, notre népalaise préfèrée; Claire, indienne en herbe (future malayalie en attente d'une greffe de peau et de yeux noirs); Sumya, la plus discrète mais toujours adorable.
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Tarun, figure éminente du communisme étudiant, fidèle du cool bar et destiné à une carrière de politicien.
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Leneesh qui montre fièrement ses 2 doigts, rescapés d'un coup de machette lors d'un coupage de bois qui lui aura valu plusieurs semaines d'absence.
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Sijin, un chanteur hors pair (notamment pour la BO de Titanic) qui peut désormais se présenter en français avec un grand sourire aux lèvres.
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Pour conclure cette première série de présentation, une petite photo de groupe en compagnie de Renju et Rashmila.

mercredi 5 novembre 2008

Madurai (17-19 Octobre 2008)

Il était une fois deux françaises qui croyaient aux bienfaits de la discrimination positive, pensant (pour une fois) mettre à profit leur statut de blanches innocentes pour dégotter une place dans le train archi-bondé direction Bangalore. Manque de chance, un autre touriste avait déjà mis la main sur les 2 places du quota "touriste étranger" ! Nous avons donc sorti notre plan de secours: une (difficile, courte et horrible) nuit en bus direction Madurai.
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A Madurai, Gandhi est encore plus adulé qu'ailleurs (difficile à imaginer sachant que le héros de l'indépendance est un dieu vivant sur tout le territoire). Evidemment il y a une raison à cet engouement, c'est à Madurai que Gandhi a décidé en 1921 de ne plus porter que le traditionnel dhoti pour contrer les importations de textiles britanniques.
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Résultat des courses, la ville abrite un grand musée exposant même le pagne ensanglanté qu'il portait lors de son assassinat. Ci-dessus la statue de Gandhi à l'entrée du musée qui retrace la lutte pour l'indépendance.
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A la sortie du musée, nous avons rencontré quelques jolis minois ravis de se faire tirer le portrait.
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Autre conséquence du passage de Gandhi dans la ville, Madurai s'est spécialisée dans le commerce du textile. On en trouve donc de toutes les matières, de toutes les couleurs et de tous les motifs à chaque coin de rue.
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Le coeur de Madurai c'est aussi le temple de Meenakshi, haut lieu de pélerinage hindou. Malheureusement pour nous ils avaient tout juste décidé de se lancer dans les travaux de restauration des gopurams (les grandes tours) célèbres pour leurs sculptures colorées. Lors de notre visite ils étaient tous recouverts de branches de palmiers (cf. photo).
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Lui aussi en travaux le Palais de Tirumalai Nayak, envahi d'échaffaudages. L'entassement de bout de bois rappelant un jeu de mikado géant laisse tout de même entrevoir quelques jolies plafonds peints et sculptés. Merci au mode "fleur" de l'appareil photo numérique pour cette photo (à venir un article sur les différents mode de prise de l'appareil de Claire: fleur, plage, nocturne ou visage c'est tout un programme. C'est qu'on alimente notre blog avec amour !).

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Pour finir, quelques photos de notre passage par les quartiers populaires de la ville. Les habitants y mènent une vie plutôt précaire mais sont loin d'être avares en sourires et autres discussions. Les femmes font sécher le linge sur le bord de la rivière au milieu des animaux. De leur côté les enfants jouent dans les rues alentours.

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