A entendre vos récits de voyage au ski et à voir vos marques de bronzage en forme de lunettes, nous avons nous aussi eu envie d'un petit dépaysement. C'est pourquoi nous avons usé de notre sourire pour négocier 10 jours de vacances avec le directeur de l'Ecole de Relations Internationales et avons sauté dans le train direction l'Orissa.
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Vijawada
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L'Orissa est la région la plus au nord d'Inde du sud. Pas de train direct depuis Kottayam, nous avons donc fait escale à Vijayawada (Andhra Pradesh), une pause agréable dans ces 40h de voyage. Vijayawada est avant tout une ville de pélerinage Hindoue, même si la rivière sacrée est quelque peu assechée comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus.
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Vijayawada a aussi ses temple-grottes. Nous y avons donc passé une après-midi zen au lieu de patienter dans l'effervescence de la gare. Nous sommes ensuite remontées dans un train, ou plutôt notre hôtel-ambulant, à destination de Bhubaneswar.
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Bhubaneswar
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Bhunaneswar est la capitale de l'Orissa, un Etat en de nombreux points très différent de ceux que nous avions déjà eu l'opportunité de visiter. Ici, une majorité de la population vit encore dans les zones rurales, la région attire peu de touristes et les réseaux de transports sont moins développés.
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Mais comme dans tout Etat indien, la religion est omniprésente. Bhubaneswar est d'ailleurs réputée pour ses vieux temples hindous, regroupés par dizaines dans le centre historique de la ville. Dommage que les travaux de conservation ne soient pas plus pris au sérieux.
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Puri épisode n°1
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Après notre visite de la capitale nous avons filé en bord de mer, à Puri, la principale station balnéaire de la région. La plage n'a pas le charme des cocotiers de Goa mais un coucher de soleil en bord de mer ça fait toujours plaisir.
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Konarak, le Temple du Soleil
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La situation géographique de Puri permet facilement d'aller visiter le temple du Soleil de Konarak. Considéré comme l'un des plus beau du pays, ce vieux temple en forme de char est réputé pour ses milliers de sculptures érotiques.
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Après notre passage par Puri et Konarak nous somme descendues au sud de la région, à la rencontre de Clémentine. Pour ceux qui ne la connaissent pas, Clém est une iepienne exilée comme nous au pays de Gandhi. Elle est en stage dans une ONG qui travaille avec les villages tribaux d'Orissa. Après son passage dans le Kerala en juillet et quelques rencontres fortuites à New Delhi pour cause de problèmes administratifs, c'est à Berhampur que nous devions la retrouver.
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Berhampur, la contrée de Clémentine
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L'Inde est le pays des imprévus: sans moyen de se joindre et après un malentendu téléphonique, nous l'avons attendu en vain à la gare routière. Elle, nous attendait à la gare ferroviaire. Sans logement et à une heure bien tardive du soir, nous avons du chercher un hôtel. Presque propre d'extérieur il s'agit en fait de notre pire expérience hotelière en Inde (et pourtant on a en fréquenté des hôtels bon marché). La raison de ce dégôut ?? Cherchez simplement sur cette photo un invité surprise....
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Oui, notre salle de bain était infestée de cafards. Non, pas un tout petit tout seul mais plutôt une grosse famille. Mais comme tout est bien qui finit bien, nous avons retrouvé Clémentine le lendemain et avons donc dit aurevoir à nos amis d'un soir.
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Elle nous a accueillies pendant 2 jours sur le campus de son association (Gram Vikas), nous a fait découvrir sa petite vie indienne et ses petits plaisirs à elle. Ci-dessous le lassi de Berhampur, une institution à lui tout seul.
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Quelque peu en manque d'aventures, nous avons enfreint le conseils du Oh-combien-sacré Lonely Planet pour suivre ceux de Clémentine. Attirées par le champ des sirènes nous avons repris le chemin de la côte pour une journée à Gopalpur On Sea.
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Marcher les pieds dans l'eau, dessiner dans le sable, courir après les crabes et manger des glaces: elle est pas (plus ??) belle la vie.
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La station balnéaire de Golpapur compte un joli phare. Nous avons grimpé au sommet juste pour le bonheur d'admirer la vue de tout là-haut et de prendre un grand bol d'air frais.
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Peu importe les conditions et même après des centaines de marches, il y a toujours la motivation pour une petite photo.
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Puri épisode n°2
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C'est à seulement quelques jours de la fin de son stage que nous avons laissé notre Clémentine dans ses dilemnes bagagistiques. Nous nous retrouverons en septembre dans un environnement bien moins exotique. Après avoir pris conscience de l'état des routes orissaises nous avons changé notre programme de vacances. Oubliée l'idée de réserve naturelle au nord de la région nous suivons finalement l'avis de Clémentine et repartons poser nos sacs à Puri.
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Sur ses conseils nous avons loué des vélos pour explorer la campagne alentours. Ci-dessus, l'échoppe chewing-gum, bonbons, cigarettes, betel et location de vélos ... Une petite attente tandis qu'un gentil monsieur nous cherchait les meilleurs bolides.
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Boussole à la main et suivant les indications des passants, nous avons pris les petits chemins ralliant Puri à Ragurajpur. Sur le trajet, photo souvenir devant un lac joliment fleuri.
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Surnommé le "Craft Village", Ragurajpur est réputé pour abriter des familles d'artistes. Toutes les maisons sont peintes de couleurs vives, les noix de coco sont transformées en objet de décoration et il semblerait bien qu'ici on peigne de 7 à 77 ans.
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Il n'est donc pas rare de croiser une armée de petites statues qui prennent le soleil. Ci-dessus des représentations du dieu Janganath. Attention peinture fraîche !!!
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Après avoir visité quelques maisons et quelques ateliers d'artistes, nous avons continué notre balade à bicyclette. Nous avons doublé les vaches et slalomé entre les biquettes avant de retrouver la plage de Puri.
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Hasard du calendrier, nous avons eu la chance d'assister le lendemain matin à un grand pèlerinage en l'honneur du dieu soleil. A notre plus grande surprise des milliers de pèlerins étaient présents dès l'aube sur les 5 kms de côte. Dès 4h, ils sont arrivés en masse sur la plage de Puri pour se laver de leurs péchers.
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Parmi la foule bien compacte, des femmes, des enfants, des hommes mais aussi quelques gourous...des vrais de vrais. Toute la matinée nous nous sommes frayées un chemin parmi les hordes de pèlerins pour remonter jusqu'à l'effervescence du temple.
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Réveillées dès 5h par les sifflets des maîtres nageurs en état d'alerte rouge par ce jour de grande affluence, nous avons savouré un petit déjeuner au calme quelques heures plus tard. Au menu des puris à Puri (il en faut peu pour être heureux)...
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... et du cumin au sucre avec l'addition.
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Voici pêle-mêle quelques photos prises aux abords du temple. Ci-dessus un marchand de poudre rouge indispensable à tous les hindous pour le point sur le front et le dessous des pieds féminins en Orissa.
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Winnie l'ourson caché dans le corps d'une vache sacrée mais démasqué grâce à son attrait irrésistible pour les pots de miel.
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Porcinet aussi était dans le coin...si si cherchez bien derrière le pousse-pousse. En plus des auto-rickchaws, l'Orissa compte de nombreux cycle-rickshaw, le moyen de transport traditionnel du pays qui a disparu dans beaucoup d'endroits.
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Et pour finir, une petite vue aèrienne de la foule qui se presse aux portes du temple pour faire quelques offrandes au dieu Janganath, à l'honneur en ce jour de fête.
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PS: félicitations aux courageux qui ont lu l'article en entier. Nous aurons sué sang et eau pour l'écrire...nous attendons donc vos commentaires.