jeudi 29 janvier 2009

Journée chez Sebastian à Mallapalley (18 Janvier 2009)

"Alice et Claire chez...." épisode n° 2 : la famille de Sebastian. Nithin Sebastian de son vrai nom est ce que l'on peut appeler une rencontre fortuite. Nous l'avons rencontré une première fois, quelques jours après notre arrivée dans un bus nous ramenant (avec nos bagages retrouvés) à Kottayam. Nous l'avons ensuite recroisé par hasard à la Darsana Academy entre une séance de Tabala et un cours de breakdance.
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Sebastian est un fidèle de Darsana puisqu'il y a suivi 4 mois de cours d'anglais intensifs pour passer l'IELTS (l'équivalent TOEFL) et s'envoler vers d'autres horizons. C'est en Australie qu'il a choisi de tenter sa chance. Dès le mois prochain il quittera l'Inde pour Brisbane, comme le font de nombreux indiens déçus des opportunités de carrières dans leur pays d'origine. Son départ était donc l'occasion d'un déjeuner en famille chez lui. Ci dessus la petite famille au complet.
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Mallapalley n'est pas une grande destination touristique. On ne vous cache pas qu'être invitées dans une famille indienne cela signifie aussi préparer son estomac à de copieux repas qui rassasient pour les jours à venir... Les femmes kéralaises sont souvent de très bonnes cuisinières et prennent toujours un grand plaisir à nous préparer de bons petits plats et à nous en révéler les secrets.
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Petite promenade digestive (Alice ressemble à Mickey) : la visite d'un temple en construction, une première pour nous puisque les temples hindous sont souvent des sites religieux mais aussi historiques. L'occasion d'une séance photo avec Sebastian et sa soeur Neethu.

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Et pour finir la journée (Claire imite le chameau dans le salon), visite impromptue d'un orphelinat pour filles. Sebastian étant l'ami du prêtre qui en a la charge, il a tenu à ce qu'on vienne faire un petit coucou aux demoiselles. Au programme, chansons en Malayalam, sourires à la chaîne, questions en tout genre et serrage de mains.
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P.S : cet article est un test grandeur nature très élaboré pour mesurer l'attention de nos lecteurs... Avis à la population, si quelque chose vous met la puce à l'oreille, grattez vous puis laissez un commentaire ! En vous remerciant de votre coopération... Alice et Claire à Kottayam.

mercredi 21 janvier 2009

Sujith's family, Journée à Pandamalam (17 Janvier 2009)

Après six mois de vadrouille intensive, le Lonely Planet est déjà bien entamé. Mais pas de panique, nos amis indiens ont décidé de prendre la relève pour nous faire découvrir des lieux non-répertoriés dans les guides touristiques. Voici donc le début d'une série d'articles "Alice et Claire chez ....".
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Episode numéro 1. Bienvenue chez Sujith à Pandamalam. Le voici en compagnie de son frère, sa nièce et sa mère.
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En voyage avec nous, Syam qui découvrait aussi Pandamalam. Ci-dessus, les deux inséparables Sujith et Syam devant les rizières.

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Sujith habite dans un petit coin de paradis entre backwaters, rizières et plantations de latex. Du vert à perte de vue, des petits villages fort sympathiques et des indiens toujours souriants. Se faire promener par deux malayalis, ça facilite les échanges. Même si on est devenu des pro du langage des signes et du sourire Miss France, parler Malayalam c'est quand même bien utile.

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Malayali c'est certain mais pas vraiment mordu des hautes températures. Comme la plupart des indiens, Syam craint le soleil. Il se fraie donc un chemin face au soleil ardent en utilisant notre sac comme bouclier. Bizarre ? Pas tant que cela, ici c'est ombrelle pour les filles et pochettes en carton pour les gars dès que le soleil pointe le bout de son nez.

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Comment réussir à traîner Claire à la campagne un samedi de soldes (même si ya pas de soldes en Inde)?? Réponse: la promesse de voir des petits singes. Assez rare dans le Kerala, Sujith habite à côté d'un temple envahi par les macaques.
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Grand moment de bonheur (pour Claire et les gars, Alice étant réfugiée derrière l'appareil photo): l'apéro des singes. Au programme cacahuète pour tout le monde.
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Les plus malins auront même eu droit à une gorgée de jus de mangue en vidant le fond de nos briquettes.

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Au détour de notre promenade, rencontre avec un groupe d'enfants. Fou rire assuré et yeux qui pétillent en voyant leurs frimousses sur l'appareil photo.
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Intermède "C'est pas sorcier en Inde": la fabrication du latex... Et oui c'est aussi la spécialité du Kerala. Voici donc, en 4 étapes: comment obtenir une feuille de latex.
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Etape n°1: collecter la sève des arbres à latex (cf. Photo ci-dessus). Etape n°2: faire passer au rouleau compresseur. Etape n°3: faire sécher dans la cour (au-dessus des poules) pendant 24h. Etape n°4: séjour dans la smoke room avant d'attérir chez le marchand.
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Dernier membre de la famille de Sujith, le père dans son magasin qui nous a gentiment expliqué les secrets de son métier. Nous sommes maintenant incollables sur le négoce du latex.
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Quelques photos pour vous faire partager notre promenade en campagne par un beau samedi de Janvier ( Et oui même en Janvier il fait 30°C, voir même 35°C ce jour là...).
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Après une tentative ratée de kidnapping de monkey (il était quand même super chou le bébé singe...), Claire s'est réconforté avec une chèvre. Certes plus banale mais toujours aussi sympathique.

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Marre de la promenade à pieds, Syam a failli s'enfuir en bateau (quand un descendant d'une famille de pêcheurs voit une pirogue abandonnée sur les backwaters...difficile de résister) mais on a réussi à le convaincre de rentrer en vélo.
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dimanche 18 janvier 2009

Visite de l'Ashram d'Amma (10-11 Janvier 2009)

Pour compenser la superficialité de notre excursion à Varkala (cf.Article précédent), nous avons tenté l'expérience d'un weekend dans un ashram. Petite précision, un ashram c'est un lieu de retraite ou de communauté spirituelle. Pour faire dans l'original, nous avons choisi le seul ashram indien tenu par un gourou femme: Amma.
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L'Ashram est implanté dans une zone très rurale, entre backwaters et palmiers. A voir la taille du bâtiment, on comprend vite qu'il attire beaucoup de visiteurs. Depuis quelques années Amma est très connue à l'étranger pour ses Hugs (câlins en anglais). Lors de ses tournées internationales, elle rempli des salles entières. Elle était même à Paris en Octobre dernier.
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Quelques explications s'imposent sur Amma (mère en Malayalam), de son vrai nom Sri Mata Amritanandamayi Devi et l'ashram. Amma a forgé sa réputation grâce à ses calins qu'elle donne à la chaine, pendant des heures aux centaines de fidèles qui se pressent à ses pieds lors des Darshan.

Environ 2000 personnes résident en permanence à l'ashram et, tout de blanc vêtus, partagent sa religion de l'amour universel. La vie en communauté à Amritapuri est basée sur l'entraide et le partage: chacun se voit assigné une tâche le matin (le seva). Les photos étant interdites à l'intérieur de l'ashram, voici quelques clichés de clichés qui vous permettront peut-être de reconnaître une femme qui a fait son apparition dans les JT français et dont le nom est cité pour recevoir le prix Nobel de la Paix d'ici quelques années.

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Nos amis étaient perplexes quand nous leur avons annoncé notre programme du weekend. La plupart des indiens associent Amma avec des traffics d'argent et une spiritualité contre-nature. Chacun pense ce qu'il veut. Pendant nos 24h à l'ashram nous avons eu le droit à notre Hug, après une longue nuit d'attente. Rien à voir avec le nirvana promis par certains fidèles qui vouent un culte total à Amma. Une de nos observations c'est d'ailleurs qu'une partie des visiteurs étrangers ont des petits soucis émotionnels (pour ne pas dire psychologiques).

Cependant, l'efficacité de son ONG ne fait aucun doute. En brassant des milliards de dollars, elle est même considérée comme l'ONG la plus puissante d'Inde. L'action d'Amma a notamment été importante pour la reconstruction des villages touchés par le Tsunami en 2004.

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Train trip to Varkala (7 Janvier 2009)

Après avoir reporté notre excursion "farniente" à Varkala durant plusieurs mois, nous avons profité du premier jour férié de Janvier pour sauter dans le train direction playa... Ce "petit coin de paradis" n'est qu'à 2h30 de Kottayam.
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Seul hic : nous n'étions pas les seules à y avoir pensé ! Comme vous pouvez le voir la plage était loin d'être désertique pour la simple et bonne raison que Varkala est avant tout une destination touristique. Résultat : pas un indien à l'horizon sur la plage ni même dans les alentours puisque les locaux qui s'attardent dans le coin sont invités à continuer leur route...

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Entre deux baignades, nous avons tout de même pris le temps de nous relaxer devant un jus de fruit frais. Ce n'est pas le choix qui manque puisque la falaise est envahie par les hôtels et restaurants en tout genre.
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Malgré la hauteur des vagues (qui ne se voit pas sur la photo, mais si si il y avait de gros rouleaux !) nous avons bien profité de l'air marin avant de reprendre le chemin de la maison (toute bronzées, ou plus ou moins cramées si vous voulez !)
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dimanche 11 janvier 2009

L'Anniversaire de Claire (5 Janvier 2009)

A peine 24h après avoir retrouvé le Kerala, pas de répit pour Claire ... Les cours ce sera pour plus tard: rien n'est encore prêt pour le 2nd Semestre à la school of ailleurs (lire IR, International Relations, mais vu la conjoncture actuelle, le "ailleurs" (comprenez cool bar, vacances, cricket...) est plus de circonstance).
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En attendant, un anniversaire ça se fête, surtout 20 ans, même avec du retard. Nous n'avons pas retenté l'expérience du "très compliqué" en invitant la moitié du département de Relations Internationales (cf.Article Novembre). Comme on ne change pas une équipe qui gagne, nous avons tout simplement invité le Club des 5, pour une fois au complet.
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Tout a commencé par une dégustation des produits du terroir (merci Papa-Maman d'Alice pour avoir amené tout ça dans votre hotte de Noël). Saucisson, vin rouge et fromage étaient au rendez-vous, pour le "bonheur" relatif des indiens (par définition un saucisson n'est pas masala) mais infini d'Alice (ci-dessus avec Syam).
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Petit apparté pour un grand moment de rire. Les nuits sont un peu fraîches en ce moment dans le Kerala. C'est pourquoi Manu, devant aller chercher Eldho en moto, a eu le droit de goûter à la chaleur d'un manteau d'hiver pour la première fois. Grand merci à Philippe qui a cru bon de laisser son manteau dans le Kerala. Sans vouloir vous narguer, à -9°C en France c'est tout de même plus utile que sous les 35°C de Kottayam.
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Revenons à nos moutons. Qui dit anniversaire dit apéro. Pour ceux qui débarquent, voici une nouvelle présentation des protagonistes. De gauche à droite: Syam, revenu de Delhi; Claire, faisant son apparition devant l'objectif; Manu, toujours souriant; Sujit, le bourreau des coeurs du campus; Eldho, le plus fidèle et Alvin, qui avait réussi à se dépatouiller avec son agenda de ministre.
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Pour continuer dans les échanges culturels, les indiens ont goûté au délice du Charles de Thouars à la framboise. Comme la plupart des breuvages il est malheureusement introuvable dans le coin et pourtant ... il y aurait des acheteurs. Ci-dessus, les retrouvailles entre Claire et ce nectar des Dieux, émotions garanties.
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Une pause musicale avant d'attaquer le festin. Pour la première fois devant vos yeux et en exclusivité mondiale: les Tabalas de Claire...Elles sont passées de mains en mains, pour le bonheur de nos oreilles... ou pas, selon les musiciens.
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Soufflage de bougies, épisode numéro 1 au début du repas. Pas de gâteau mais une spécialité locale: les bananas fry. Recette: prenez une banane, coupez la en 2, enroulez la dans de la pâte à beignet, faites la frire dans de l'huile de noix de coco et surtout n'épongez pas trop. Vous voilà en possession du snack préféré des indiens: bien gras, bien nourrissant, pas mauvais mais un peu écoeurant.

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Soufflage de bougies, épisode numéro 2. Toujours avec des bananes mais à notre façon: la Banana Chocolate. Pas besoin de vous donner la recette, vous connaissez notre goût pour la fondue au chocolat.

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Claire en avait rêvé, Alice l'a fait. Voici le troisième habitant de la maison: le Monkey. Un gentil ptit singe, tout doux et qui vous tient la main pour dormir. Pas besoin de vous dire que Claire ne le lâche plus, il regarde avec nous tous les épisodes de Samantha ou Bob L'Eponge ...

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Le petit singe a su se faire adopter et reçoit depuis lors tout l'amour qu'Eldho a à revendre.

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La Banana Chocolate récolte toujours un franc succès. C'est d'ailleurs le seul plat que nous cuisinons pour nos hôtes qui ne finit jamais dans le compost pour Nicolas le Rat.
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Même avec du retard, ce fût un beau prolongement du 20 Décembre devant le Taj Mahal. Une joyeuse soirée d'anniversaire, qui a donné du goût à notre semaine. Pour explication, nous avons cuisiné 2 jours plus tard un des cadeaux de la soirée: de la paëlla en boîte. Elle n'est certes pas aussi délicieuse que celle de Mère Nestour mais c'est tout de même un bonheur qui rappelle les saveurs de la maison.
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Un petit PS pour Anjela et Sarahi: à venir, la gelatine à la mangue. Promis, je penserai à vous en forcant Alice à la manger.

jeudi 8 janvier 2009

Voyage au Nord de l'Inde.... (12 décembre - 5 janvier)

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Je me lance à mon tour dans le récit de mes vacances en famille. Des vacances, des vraies, sans partiels à réviser, sans téléphone, ni horaire...
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Pour changer un peu de notre beau Kerala j'avais décidé de partir à la découverte d'une autre visage de l'Inde : le Nord du pays, entre Delhi, Agra et le Rajasthan. Evidemment, pas facile de résumer 3 semaines d'escapade... je vais essayer de faire au plus bref à l'aide de quelques photos.
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Delhi, la capitale....
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Tout a commencé par quelques jours en solitaire à Delhi, histoire d'acclimater mes orteils au froid polaire (oui oui, à Delhi en décembre il fait froid, voire même très froid) et de régler quelques souci administratifs (un visa indien sur son nouveau passeport, ca se mérite !)
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J'en ai donc profité pour visiter New Delhi.
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Ci dessus, l'artère principale qui mène aux plus hauts lieux décisionnels du pays. La rue débouche sur l'India Gate, construite en hommage aux soldats morts pour le pays.

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J'ai ensuite retrouvé mes parents qui ont été mes compagnons de route pour le reste du voyage.
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Histoire de les plonger progressivement dans les bains de foule indiens, nous sommes restés deux petits jours à Delhi, juste suffisants pour découvrir la vieille ville, son fort et ses tombeaux. Nous en avons également profité pour visiter le plus grand temple Sikh de la ville aux jolis reflets dorés. Dans le temple c'est couvre chef obligatoire, d'où les allures de pirates des deux jeunes garçons de la photo du dessus !
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Juste à côté du temple, un beau bassin (avec quelques gros poissons) permet aux fidèles de venir faire leurs ablutions, de méditer quelques instants...

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Deuxième étape de ces vacances nordiques : l'Uttar Pradesh, direction Agra.

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Agra c'est évidemment le Taj Mahal, l'emblême de l'Inde à l'étranger, un mausolée moghol symbole de l'amour éternel, une "larme sur le visage de l'éternité"...
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C'est à côté de cette perle de marble blanc que j'avais rêvé de souffler mes 20 bougies... Chose faite, j'y étais ce 20 décembre 2008...

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Sur les routes du Rajasthan

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Nous avons ensuite pris les chemins du Rajasthan, un état réputé pour sa culture très riche, ses couleurs et ses palais dignes de contes de fée...

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Première escale : Jaipur, la ville rose. L'occasion pour nous de goûter à l'architecture rajput en visitant le fort d'Amber. Ci dessus, le portail qui mène aux appartements du maharaja.

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L'architecture rajasthanie c'est aussi de très beaux havelis, les demeures traditionnelles aux couleurs sable, magnifiées par le soleil couchant et le vol des pigeons.

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Nous avons ensuite repris la route, cap vers l'Ouest : Jaisalmer à la frontière du Pakistan et aux portes du désert de Thar.

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Qui dit désert dit dromadaires ! C'est donc à dos de dromadaires que nous avons fêté Noël, surpris sur nos montures à la tombée de la nuit par un feu d'artifice qui restera gravé dans les mémoires. Rapides présentations des animaux en question...
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Certains d'entre vous l'auront surement deviné : le dromadaire déprimé au milieu sur la photo du dessus est bien celui qui a supporté mes chatouilles pendant toute la journée... Mais il était quand même gentil l'animal : la preuve il a tenu a vous faire un petit sourire !

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Mais Jaisalmer ce n'est pas que des dromadaires, c'est aussi un dédale de ruelles qui serpentent entre les havelis taillés dans le grès, les palais et les temples.
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Après avoir fêté Noël à notre façon, nous avons repris la route direction Jodhpur, la ville bleue.

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Bleue, tout simplement parce que les Brahmanes (les hindous les plus puissants selon le système des castes) avaient pour habitude de peindre leur maison de cette couleur, notamment pour éviter les invasions de moustiques. Aujourd'hui, tous les habitants sont autorisés à utiliser la couleur "sacrée" et ils s'en donnent à coeur joie.

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Ci dessus, deux petits bouilles (dans un fenêtre bleue) regardant avec plaisir les touristes se frayer un chemin dans une ruelle bloquée par les vaches.

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Jodhpur, c'est aussi des bazaars animés où l'on peut trouver des bangles de toutes les couleurs, sous les sourires des vendeurs vraisemblablement toujours effarés par ces filles si compliquées...

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La ville bleue a elle aussi son fort rajput, comme la plupart des anciens états princiers du Rajasthan. C'est dans l'enceinte du fort que j'ai rencontré cette jolie petite fille. Abandonnée par mes parents partis visiter les jardins botaniques, elle m'a tout de suite adoptée comme ramasseuse de balle. Apparemment je tombais à pic puisque sa mère semblait être quelque peu fatiguée de ramasser la grosse boule orange qui dévalait la rue en pente !

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Pour finir avec Jodhpur, voici quelques jolis minois rencontrés au détour d'une ruelle...

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Après Jaipur, Jaisalmer et Jodhpur nous avons continué notre périple au Rajasthan par la visite d'Udaipur.

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La ville est très connue pour son Lake Palace, flottant au milieu du lac : une vraie merveille à tombée de la nuit !

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Hasard du calendrier, nous avons posé nos sacs à Udaipur au moment du grand festival de culture populaire de Shilpgram, le village voisin. Nous nous sommes donc glissés dans les foules pour approcher les acrobates et les artistes en tout genre venu animer le festival. Mais non, nous n'avons pas été jusqu'à tester la grande roue ci dessus, actionnée par un brave monsieur, qui marche toute la journée dans les airs....

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C'est à Udaipur que j'ai choisi de conduire mes parents hors des sentiers battus, direction la campagne profonde pour une randonnée dans les villages avec un guide tribal.

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L'occasion de partir à le rencontre d'une Inde radicalement différente, loin des villes agitées et des sentiers touristiques.

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Une Inde simple et souriante...

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Et pour finir avec Udaipur, un peu de folklore avec les danses traditionnelles du Rajasthan, feu d'artifice de lumière, de dorures et de couleurs...

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Dernière étape de ces vacances nordiques : Ajmer et Pushkar, un haut lieu de pélérinage hindou.

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La ville est minuscule mais a la chance d'abriter un lac sacré ou Brahma aurait laissé tomber une fleur de lotus. D'où son importance pour les pélerins hindous, qui viennent en masse faire des ablutions, des offrandes et des prières sur les marches des 52 ghats qui entourent le lac.

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Depuis quelques années, les touristes viennent aussi à Pushkar en quête de serenité. La ville dégage ainsi une ambiance étrange mais sympathique mêlant cours de yoga pour "beginners" et rencontres avec des gourous, des vrais de vrais qui ne quittent pas les ghats de la journée.

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Voilà, je mets un point final à ce recit de voyage. Un grand merci à Père et Mère N. qui m'ont accompagné pendant ces trois semaines, qui ont affronté le froid des nuits dans le train (la preuve en image ci dessus), m'ont suivi dans mes idées saugrenues ("Je veux aller voir les singes !", "Et si on grimpait la colline pour avoir une super vue ?" "Laquelle ? La grande là bas ?"), ont dormi dans des chambres qui parfois c'est vrai prenaient l'eau, ont grimpé les nombreuses marches qui nous séparaient des palais de maharaja, et ont goûté les nombreuses spécialités locales qu'il était INDISPENSABLE que leurs estomacs connaissent !